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Un
bref sommaire :
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Jérusalem, en 614, était aux mains des Perses Sassanides. En 628, Héraclius, empereur chrétien, reprit la ville sainte. Mahomet prêchait l'Islam et prônait le Jihad, les Musulmans s'emparèrent de la Palestine, la Syrie et l'Egypte. Le calif Omar arrivé en 637 ne toucha pas à la rotonde du Saint-Sépulcre construit par l'empereur byzantin Constantin et sa mère sainte Hélène. La ville était également un haut-lieu de l'Islam : le Coran reconnaissait le caractère sacré de l'enseignement de Jésus Christ, tout en le subordonnant à l'autorité de Mahomet. Au IXème siècle, Charlemagne négocia les pèlerinages chrétiens à Jérusalem et deux monastères y furent édifiés. | |
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En 969, les Fâtimides prirent la ville sainte, et le calif al-Hâkîm détruisit la rotonde du Saint-Sépulcre . Cet acte choqua toute l'Europe occidentale. Mais en 1054, l'empereur de Byzance parvint à un accord pour la reconstruction du Temple avec l'un des successeur d'al-Hâkîm. Mais la rotonde du Saint-Sépulcre ne fut pas entièrement rebâtie, car Byzance dut repousser l'invasion des Turcs seldjoukides. Michel VII Doukas, empereur de Byzance lança un premier appel à l'aide en 1074. Malgré les troubles, de nombreux pèlerins venus de l'occident visitaient les lieux saints. Les pèlerinages étaient freinés par les musulmans, mais jamais arrêtés totalement. Les pèlerins devaient payer les taxes, source de revenus très appréciés. Mais la domination turque aggrava le danger. Des pèlerins furent massacrés : par exemple, le pèlerinage de Gunther, évêque de Bamberg, où les fidèles furent tués jusqu'au dernier par les Bédouins. Les Seldjoukides occupaient toute la Palestine et Jérusalem.
Alexis Comnène, empereur de Byzance, demanda l'aide de l'Occident. Il
promit un éventuel rapprochement entre l'Eglise grecque et l'Eglise romaine.
Urbain II ayant fait de nombreuses réformes au sein de l'Eglise, trouva
la proposition intéressante. Mais Constantinople était réduite à la défensive,
et incapable de contenir une nouvelle poussée de l'Islam.
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Les Musulmans répandaient l'Islam depuis le sud de l'Espagne. Alphonse VI de Castille tenta de récupérer Tolède en 1085. Mais la contre-attaque des Maures, avec l'aide des Almoravides (moines-guerriers), à Zalacca, fut particulièrement brillante. Des seigneurs français du Languedoc et de Provence vinrent à son secours, mais ils échouèrent (1087). Deux ans après, Urbain II lança une "Reconquista". Une forte chevalerie repoussa la menace. |
| Le pape voulait libérer Jérusalem du joug des Turcs. Il convoqua le concile
de Clermont en Auvergne. Il en profita pour lancer un appel à secourir les
frères d'Orient harcelés par les Turcs et les Sarrasins. L'assemblée fut
électrisée, se leva et cria "Deus le volt !" (Dieu le veut). Adhémar de
Monteil, évêque du Puy, s'enrôla le premier sous la bannière du Christ.
Il fut nommé chef spirituel de la croisade. Les Pères conciliaires et les
barons étaient chargé de publier l'appel d'Urbain II et d'organiser une
intense propagande. Le pape également prêcha jusqu'en juillet 1096. Raymond
IV de Saint-Gilles eut le commandement de l'armée, malgré les hésitations
d'Urbain II, mais c'était le prince le plus riche d'Occident, donc un précieux
allié. Le succès des prédications inquiéta cependant Urbain II. Il dicta des règles d'enrôlement : les membres du clergé devaient avoir l'autorisation de l'évêque, et les hommes nouvellement mariés de leur l'épouse. L'Eglise protégeait la famille et les biens de ceux qui partaient. Une fois le vœu prononcé, il était irrévocable. Un pèlerinage armé cependant s'organisait. Entre-temps Urbain II déclara la guerre sainte à l'Islam, un "contre-jihad", et en assuma la responsabilité. Les Sarrasins et les Turcs étaient considérés comme des infidèles et des idolâtres. Selon les chroniques arabes, les chrétiens étaient pareillement considérés. |
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Pierre l'Ermite, exalté, arriva à former un premier
corps : de petites gens partirent par groupes informels, sans encadrement.
Pierre l'Ermite ne refusait personne, et c'était ses hommes qui l'entraînaient
dans le désordre le plus complet. La croisade de Pierre l'Ermite n'était
qu'un ramassis de misérables, comportant à peine une centaine de soldats,
encombrée de femmes, d'enfants, de vieillards, de malades et d'infirmes.
Avec le temps, voleurs et criminels convertis revenaient à leur première
vocation. Le corps subit une première attaque à Semlin, puis les troupes
du duc Niketas infligèrent encore une perte de quelques milliers d'hommes.
Ils arrivèrent à Constantinople le 1er août 1096. Pierre l'Ermite n'arrivait plus à contenir ses hommes, qui pillaient sans scrupule. Alexis Comnène, le basileus, les envoya en Nicodémie, pour attaquer le fort de Xérigordon, sans attendre les renforts des barons. Les croisés y parvinrent, mais se croyant invincibles, Gautier-sans-avoir, le comte de Tubingen et Gautier de Teck avec 25'000 hommes profitèrent de l'absence de leur maître pour attaquer Nicée. Mais les Turcs les attendaient et les prirent en embuscade. Le combat fut bref. Les trois mille survivants ne durent leur salut qu'à la fuite. |
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| Trois corps formés en Allemagne d'environ 12'000 hommes, commandés par Volkmar, Gottschalk et le chevalier-brigand Emich de Leisingen organisèrent de véritables pogroms, malgré les protestations des évêques, pour venger la mort du Christ. Mais ils furent massacrés en Hongrie par les habitants pour leurs crimes. Une autre bande de 15'000 hommes, pour la plupart allemands, descendit de même en Hongrie en se livrant au pillage. Le roi de Hongrie fit massacrer ces étranges pèlerins, comme ceux de Volkmar. Le comte Emich de Leisingen se mit à la tête d'une troisième bande et commença sa croisade massacrant les Juifs des villes rhénanes pour enlever leurs biens. Il organisa des émeutes antisémites contre les autorités épiscopales. Le roi de Hongrie Coloman, connaissant leurs exploits, interdit l'entrée sur son territoire. Ils passèrent outre et vinrent assiéger la ville hongroise de Wieselburg. L'armée hongroise tomba sur eux et les massacra impitoyablement. Le comte Emich, échappé presque seul grâce à la vitesse de son cheval, rentra en Allemagne. |
| Après la défaite de Pierre l'Ermite, quatre corps s'organisèrent. Un premier corps était formé de croisés de la langue d'oïl : Robert, comte de Flandre, Hugues de Vermandois, Robert Courteheure, duc de Normandie, Etienne, comte de Bois et de Chartres. Ce corps descendit la vallée du Rhône et prit la route d'Italie. Un deuxième corps était formé de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, et d'Adhémar de Monteil, évêque de Puy et chef spirituel de la croisade. Le comte de Toulouse avait fait le vœu de ne jamais revenir de terre sainte, et emmena sa femme, Elvire d'Aragon, et son fils Bertrand. Ils prirent la route des Alpes. La traversée de la Croatie fut difficile à cause de l'hostilité de la population. Pour l'affront d'avoir assailli la ville de Rosa, l'armée attaqua les croisés à Rodesto, mais elle fut repoussée. Un troisième était formé par Godefroy de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie, marquis d'Anvers et comte de Verdun. Il était accompagné de son frère Baudouin de Boulogne et son cousin Baudouin du Bourg. Ce corps se dirigea vers le duché d'Autriche et entra en Hongrie. Un quatrième corps était celui de Bohémond, comte de Tarente et de Bari. Impatient d'assouvir les ambitions familiales, il leva le siège d'Amalfi et partit vers Durazzo, accompagné de ses propres vassaux et ceux de Roger de Sicile. Arrivés à Constantinople, ils devaient faire la promesse de remettre à l'empereur tous les territoires libérés lui ayant jadis appartenu et lui prêter serment d'hommage et de fidélité. Godefroy de Bouillon accepta après trois mois de résistance, tandis que Raymond de Saint-Gilles était vassal de Dieu uniquement. Toutefois ce dernier accepta d'obéir au basileus. Alexis Comnène dispersa les armées et d'autres arrivaient encore petit à petit. Les différents objectifs et ordres furent donnés, l'armée de 43'000 hommes était prête. |
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| Rapidement, et non sans difficulté, les croisés prirent les
villes de Nicée et Dorylée. Lors de la bataille de Dorylée, la cavalerie
seldjoukide perdit sa réputation d'invincibilité. Mais l'avancée vers la
Syrie fut longue et pénible, et certains croisés désespéraient. Les étendards
impériaux flottaient à nouveau sur Nicée, Héraclée, Tésarée et Mar'ash et
beaucoup se prenaient à penser qu'ils n'étaient pas venus en Orient pour
agrandir l'Empire byzantin. Tancrède et Baudouin de Boulogne scindèrent
la croisade. Ils partirent libérer la Cilicie et prirent facilement Tasse
Adana et Marmistra. Comme la population indigène détestait les Byzantins,
les deux barons utilisèrent ce prétexte pour ne pas restituer la Cilicie
à l'empereur. Baudouin chercha à se tailler une principauté. Dès son arrivée vers Turbessel et Ravendel, les habitants se rebellèrent contre les garnisons turques trop faibles. Baudouin fut reçu comme sauveur, et la population souhaitait qu'il devienne prince. Il commença par réclamer un partage des pouvoirs de Thoros, dirigeant de la ville, et parvint à devenir l'héritier. Peu de jours après, le peuple se révolta à nouveau. Thoros, souverain du comté d'Edesse, supplia Baudouin de le protéger en lui offrant ses trésors. Baudouin intervint auprès des émeutiers, mais ces derniers refusèrent même l'argent qu'on leur proposa. Paniqué, Thoros tenta de s'enfuir, mais repéré il fut criblé de flèches. Le lendemain, Baudouin devint prince d'Edesse et le premier Etat franc fut fondé. De son côté, Tancrède s'empara de plusieurs forteresses et d'Alexandrette. Rien ne fut restitué aux Byzantins. Ce que craignait Alexis était arrivé. |
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Antioche, puissante citadelle fortifiée, riche, était aux mains des Seldjoukides
depuis 1085. Quand l'arrivée des croisés fut annoncée, les chrétiens,
en majorité, fuirent la ville de peur de représailles. Le siège fut installé
et durera sept mois et demi. Les croisés gaspillèrent leurs provisions
et comme l'assaut dura plus longtemps que prévu, la disette arriva. Le
moral fut au plus bas, malgré les promesses des moines. Le conseil de
l'armée chassa les "folles femmes et servantes de mauvaise vie". On menaça
de châtiments sévères les adultères et fornicateurs, les ivrognes, les
joueurs impénitents et les déserteurs. |
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Le 9 février 1098, les Turcs de Ridwân, roi d'Alep,
voulurent attaquer les arrières. L'effet de surprise échoua car les croisés
furent avertis à temps. Bien qu'en supériorité numérique, les Turcs ne purent
ni envelopper l'adversaire, ni lancer leurs escadrons tourbillonnants. La
pesante cavalerie franque les enfonça. Pendant ce temps, les défenseurs
d'Antioche attaquèrent le camp, mais les cavaliers revinrent à temps secourir
les fantassins. Peu après, treize navires génois et une petite flotte anglaise débarquèrent, et l'idée de construire un fort afin de résister à d'éventuels combats et organiser une défense efficace devint indispensable. Bohémond de Tarente et le comte de Toulouse partirent pour Saint-Siméon pour rapporter matériel et charpentiers. Au retour, ils furent attaqués par des cavaliers turcs. Godefroy réussit à rendre confiance aux siens malgré tout. Mais les assiégés tentèrent à nouveau d'attaquer le camp. Ils firent une sortie massive au moment où Bohémond et Toulouse revenaient sains et saufs. Les croisés, ragaillardis, assaillirent les Turcs avec tant de fougue qu'ils faillirent s'emparer de la ville. Les travaux finis, le blocus devint effectif. Mais l'émir Siyân attendait une terrible menace pour les croisés, une grande armée perse. Cependant Bohémond fit connaissance d'un certain Firouz, probablement un chrétien renégat. A l'aube du 3 juin 1098, Firouz ouvrit une fenêtre de la tour des Deux-Sœurs. Elle fut occupée, puis les tours voisines. Les chrétiens d'Antioche égorgèrent les sentinelles et ouvrirent la porte de Saint-Georges, puis les autres. Pris de panique, l'émir s'enfuit avec ses écuyers. Son cheval trébucha et un Arménien décapita Siyân. |
| Antioche était prise, mais la citadelle restait
aux mains des Turcs. Le lendemain, des Perses, l'armée de Kerbogha, arrivaient
sous les murs : les croisés devinrent assiégés. Etienne de Blois, soit disant
malade, quitta la ville et déconseilla à Alexis Comnène d'envoyer des renforts
: il dit que la ville était perdue ainsi que la croisade. Alors la situation
devint désespérée. La famine et la démoralisation régnaient. Deux visionnaires révélèrent aux chefs qu'ils avaient eu des expériences surnaturelles. La nuit du 10 juin le premier avait reçu l'assurance que les croisés l'emporteraient s'ils se repentaient de leurs péchés. Le second, un pauvre pèlerin de Provence nommé Pierre Barthélemy, vit dans un rêve, saint André lui montrant la pointe de lance ayant percé le Christ sous les dalles de l'église Saint-Pierre d'Antioche. |
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| La relique découverte le 14 juin suscita l'allégresse générale, un regain de ferveur et d'espérance des troupes, mais le scepticisme des supérieurs. Les croisés tentèrent une sortie. Les émirs, trop sûrs, laissèrent leurs ennemis prendre position, mais Bohémond déjoua leur manœuvre d'enveloppement en formant un septième escadron. Ce fut le massacre : Antioche était sauvé pour les croisés. Le pèlerin provençal fut ensuite accusé de supercherie et dut subir l'ordalie. |
| La croisade s'épuisait. Les barons se dispersaient soit pour retourner
sur les terres conquises, soit pour conquérir de nouvelles villes. En novembre
1098, il y eut un nouveau conseil de guerre. Pour profiter de la réputation
des croisés, la marche vers Jérusalem devait se faire au plus vite. Bohémond
resta dans sa ville d'Antioche, et Raymond de Saint-Gilles devint chef de
la croisade "ipso facto". Baudouin de Boulogne préféra garder son comté
d'Edesse que de continuer la croisade. Marchant vers Jérusalem, la région était dévastée par les luttes intestines dans l'Empire seldjoukide. Les croisés en profitèrent pour razzier les lieux afin de faire des provisions. Entre temps, Alexis Comnène blâma le comportement de Bohémond de Tarente et vanta au contraire l'attitude du comte Raymond : il souhaita le nommer officiellement nouveau chef de la croisade. Après avoir encaissé de lourds tributs, vivres à profusion, chevaux et guides expérimentés, les croisés étaient à l'aise. Ils rejetèrent plusieurs propositions du calife d'Egypte comme de l'Empereur d'Orient. Les croisés arrivèrent devant des portes ouvertes à Beyrouth, Sidan, Tyr, Acre, Césarde et Ramba. L'armée atteignit Emmaüs, un simple détachement envoyé par Godefroy de Bouillon arriva à Bethléem, Gaston de Béarn avec 70 cavaliers partirent en reconnaissance aux abords de Jérusalem. |
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Les croisés arrivèrent devant la ville sainte le mardi 7 juin 1099. Des camps s'installèrent autour de la ville. Le 13 juin, ils tentèrent un premier assaut qui se solda par un sanglant échec. Ils manquaient de matériel et de charpentiers. Le 17 juin, une petite escadre génoise se trouvait à Jaffa. Ils apportaient du ravitaillement et des machines de siège. Godefroy de Bouillon et Raymond de Saint-Gilles, chacun dans leur secteur, furent en mesure de construire une tour roulante. Une procession fut organisée, et les assiégés narguaient les chrétiens : la tension montait. Un assaut fut lancé la nuit du 13 au 14 juillet puis un autre plus violent et plus acharné le 15 juillet. Vers midi, les chrétiens parvinrent à escalader le rempart. Affolés, les Arabes se sauvèrent vers la mosquée el-Aqsa, mais ils furent submergés. Le massacre fut sans pitié, "le Temple ruisselait de sang". Au sud, Raymond combla le fossé pour rapprocher sa tour. Il prit pied sur le rempart et envahit le quartier voisin. La tuerie se prolongea tout l'après-midi et le lendemain. Même les juifs ne furent pas épargnés. Le massacre de Jérusalem provoqua l'effarement des peuplades environnantes. |
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Le Saint-Sépulcre fut libéré. Le clergé et tout le peuple fidèle y entrèrent avec dévotion. Jusqu'à ce jour, l'armée avait été commandée par une oligarchie. Il ne fallait qu'un seul chef pour le salut de Jérusalem. Les seuls compétiteurs restaient Raymond de Saint-Gilles et Godefroy de Bouillon. Le comte de Toulouse étant moins populaire refusa la couronne. D'une inflexible droiture, Godefroy était le souverain idéal, mais il refusa également la couronne. Il se déclarait indigne de l'honneur proposé. Il finit par accepter le 22 juillet 1099 : Le royaume de Jérusalem fut créé. |