LES MYSTERES TEMPLIERS




 

Un bref sommaire :

1. Le comte Hugues de Champagne

2. La malédiction de Jacques de Molay

3. La succession du Temple. selon l'O.S.M.T.H.

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1. LE COMTE HUGUES DE CHAMPAGNE

Né en 1077, la Champagne lui fut échue à fief en 1093. S'étant rendu en Terre sainte entre 1104 et 1105, il en revint en 1108.
Dès son retour, il contacta Etienne Harding, abbé de Cîteaux. Ce dernier mit tout son monastère à l'étude minutieuse de textes sacrés hébraïques. Il se fit même aider par des rabbins de Haute-Bourgogne.
En 1114, Hugues de Champagne retourne en Terre sainte pour un court séjour. A son retour en 1115, il reprit à nouveau contact avec Etienne Harding. Il offrit à l'ordre de Cîteaux la forêt de Bar-sur-Aube, afin d'y construire une abbaye, l'abbaye de Clairvaux.
Hugues émit le désir de retourner en Terre sainte pour entrer chez les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Mais durant la période de 1119 à 1125, on perdit la trace du Hugues de Champagne, Hugues de Payns et l'ordre des Pauvres Chevaliers du Christ. On sut seulement que l'ordre avait fait de nombreuses recherches archéologiques et historiques sous le Temple de Salomon.
Etant marié, sa femme devait entrer au couvent pour qu'il puisse entrer dans un ordre. Comme elle refusa, il renia sa femme, son enfant, renonça à son comté et rejoignit l'ordre des Pauvres Chevaliers du Christ. Il devint vassal de son ancien vassal, et il était quatre à cinq fois plus riche que le roi de France.
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2. LA MALEDICTION DE JACQUES DE MOLAY

Le premier à citer la "malédiction templière" fut Mezerai, témoin de l'exécution de Jacques de Molay :
"… j'ai lu que le Grand Maître n'ayant plus que la langue libre et presque étouffé de fumée, s'écria à haute voix : "Clément, juge inique et cruel bourreau, je t'ajourne à comparaître, dans quarante jours, devant le tribunal du Souverain Juge"."

Sa source est invérifiable. Mais la légende a fleuri avec le temps, et l'imagination fut de plus en plus fertile depuis le XVIIe siècle, et en 1955 le mythe passa dans la littérature par l'intermédiaire de Maurice Druon.
"Pape Clément !… Chevalier Guillaume !… Roi Philippe !… avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races."

Le pape Clément V mourut dans la nuit du 19 au 20 avril 1314 d'un cancer. Philippe le Bel, suite à une chute de son cheval en chassant, mourut le 29 novembre 1314 d'apoplexie. Quant à Nogaret, il passa au trépas également en avril de maladie. La prétendue malédiction de Jacques de Molay ne fit que croître et embellir. Lors de l'exécution de Louis XVI, en pleine révolution française le mythe continuait. Dans la foule, on racontait qu'une voix s'éleva : "Jacques de Molay, tu as été vengé !"


Jacques de Molay hurlant dans les flammes
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3. LA SUCCESSION DU TEMPLE, SELON L'O.S.M.T.H.

L'un des points les plus controversés par les historiens a été la succession, véritable ou hypothétique de l'Ordre du Temple. Plusieurs obédiences templières se réclament, il est vrai, de cette succession. Le Grand Prieuré Magistral de Suisse s'est rattaché en 1988 à O.S.M.T.H. (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani). Tout porte à croire que cet Ordre serait parmi les plus crédibles des Obédiences templières existantes.
Mais le plus important, pour ceux qui désirent faire partie de la chevalerie templière, est de l'ldéal de l'Ordre du Temple. Depuis 1374, la succession de l'Ordre a survécu dans plusieurs pays, notamment en Espagne et au Portugal.
Egalement dans d'autres pays, mais de manière clandestine. Une des filiations probables serait celle de Jean Marc Larmenius. C'est à ce dernier que Jacques de Molay aurait confié ses pouvoirs à travers la Charte dite de "Larmenius".
Le 13 février 1324, le décret de transmission perpétua l'Ordre à travers les siècles. Cette charte a été signée par tous les Grands Maîtres qui se sont succédés jusqu'à nos jours. De grands noms de l'aristocratie, tels Bertrand du Guesclin, se sont retrouvés à la tête de l'Ordre.
En Espagne, l'Ordre de Montesa devint le successeur légitime du Temple. En 1319, le Maître de l'Ordre de Calatrava envoya dix chevaliers pour former une nouvelle Milice, à la suite d'un accord signé avec le Pape Jean XXII.
Au Portugal l'Ordre prit le nom de l'Ordre Militaire du Christ. Il fut fondé le 15 mars 1319, par l'ancien Maître de l'Ordre d'Avis, Frei Gil Mortins, et comme en Espagne, avec l'accord du Pape Jean XXIII.
En France, l'Ordre vécut dans la clandestinité. En 1705, le Régent Philippe, duc d'Orléans en devint le Grand Maître et modifia les statuts. Les Templiers de Larmenius, furent considérés à Paris comme les dignes successeurs du Temple. Au début du XIXème siècle, Bernard Raymond Fabré-Palaprat devint Grand Maître. A partir de 1827, l'Ordre n'eut plus de Grands Maîtres, mais connut seulement des Régences.
La guerre de 1940 et l'occupation de la Belgique par les Allemands menacent l'existence de l'Ordre. Le Frère Emile Clément Joseph Vandenberg, Régent depuis 1935, fit remettre les Archives de l'Ordre au Frère Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes, Grand Croix et Grand Prieur du Portugal.
Par Décret Magistral du 23 décembre 1942, il fit transmettre la Régence et la garde de l'Ordre avec tous les pouvoirs, droits et prérogatives de la Grande Maîtrise.
En date du procès-verbal du 20 août 1948, le Prince Régent, Don Antonio Campella Pinto de Fontes, désigne comme successeur à la régence, son unique fils, Don Fernando Campella Pinto Pereira de Sousa Fontes, actuellement Prince Régent de O.S.M.T.H.
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