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L'Ordre du Temple était typique de la société féodale. Les structures étaient nettement hiérarchisée, mais elles n'étaient pas totalitaires. Le Maître, par exemple, devait être élu par le Chapitre, le conseil templier.
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Les chevaliers venaient obligatoirement de la noblesse. Ils étaient les seuls à porter la robe et le manteau blancs et la croix pattée rouge. Les sergents assistaient les chevaliers, constituant le gros de la troupe. Ils étaient issus de la bourgeoisie et du peuple et portaient le manteau brun et la croix pattée rouge. Les chevaliers et les sergents portaient au combat le haubert ou cotte de mailles, un écu en bois et cuir. Ils avaient comme armes la masse à pointes, une lourde épée et une lance courte. Les chapelains et les écuyers portaient une robe grise et la croix pattée rouge. Les frères de métiers étaient les artisans, maçons, scribes, ou autres, travaillant pour l'Ordre. |
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Le cheval était également un signe de pouvoir : - Les sergents avaient un cheval |
Le BaucéantS'écrivant aussi baussant, bausséant, était l'étendard de l'ordre. C'était, lors de batailles, un pivot de combat. Au camp, ce gonfanon flotte sur la tente du Maître. Il est décrit comme suit : "Il est d'argent au chef de sable, à une croix de gueules passant". L'argent correspondrait à la couleur blanche, signifiant pureté et chasteté. Le sable correspondrait au noir, signifiant force et courage. Quant aux gueules, il s'agit de la couleur rouge. |
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La croixAfin que les Templiers puissent se reconnaître, Eugène III accorda le droit de porter en permanence la croix. Cette croix simple, mais ancrée ou pattée, symbolisait le martyr du Christ. Elle était rouge, car cette couleur est le symbole du sang versé par le Christ, mais aussi symbole de vie. Le port en permanence montrait le vœu de croisade des Templiers. Tous les ordres militaires et religieux finirent par porter la croix : croix blanche sur manteau noir des Hospitaliers, croix verte sur manteau blanc de l'ordre de Saint-Lazare (réservé aux chevaliers lépreux), croix noire sur manteau blanc des Teutoniques. |
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Les sceaux Le premier sceau représentait l'autorité de l'ordre. Une coupole symbolisait
la maison du Temple à Jérusalem. Mais les Templiers ont choisi une coupole
dorée surmontée de la croix du Temple du Seigneur, plutôt qu'une figuration
du temple de Salomon. La coupole du Saint-Sépulcre était ouverte pour
laisser passer le feu de la Pentecôte. |
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L'architecture templière nous a laissés de nombreux messages symboliques gravés dans la pierre. L'arc brisé a été introduit par les Templiers. Symbolisant élancement et légèreté, ce style est proche de l'art gothique. On peut le retrouver dans de nombreuses églises et chapelles. Les feuilles de chêne, symbole de pérennité, se trouvent également souvent dans ces mêmes bâtiments. On retrouve souvent des images de la Vierge Marie, à qui ils témoignent une vive vénération. L'octogone et le chiffre 8 apparaissent dans les constructions templières en mémoire des huit béatitudes évangéliques qui ouvrent le "sermon de la montagne" dans l'évangile de saint Matthieu. (De nombreuses tours sont octogonales et leur croix contient huit branches) |
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Les Templiers avaient besoin d'argent pour entretenir
les armes, les équipements, les combattants et les mercenaires, pour
construire des châteaux et des forteresses. Ils récoltaient les recettes
de la vente de blé, orge, tonte de mouton, ventes d'agneaux et de fromages.
Mais à part les dons impressionnants et les taxes qu'ils pouvaient imposer,
ils avaient inventé les formes modernes de certaines opérations bancaires. "Il n'y a aucune exagération à dire que le trésor
du Temple a été pendant tout le XIIIe siècle la caisse où se centralisaient
et s'administraient les ressources financières destinées aux croisades
et aux différents besoins de la Terre sainte." Le dépôt consistait à déposer de l'argent ou pierres
précieuses dans les coffres du trésorier templier. La reine de France,
qui voulait un gage pour les emprunts de son beau-frère Henri III, roi
d'Angleterre, fit enfermer deux coffres scellés au dépôt au Temple
de Paris pendant dix ans. |
Les divisions territorialesL'organisation administrative s'établit sous forme de provinces à l'image
de certains ordres religieux. Les divisions territoriales ignoraient les
frontières des Etats. La Règle en signalait quelques-unes. Au cours du
XIIIe siècle, elles augmentèrent jusqu'à dix-sept provinces : quatre
en Orient, quatre dans la Péninsule Ibérique, quatre en Europe et cinq
en France. |
Commanderies et forteressesLa commanderie, préceptorie ou maison était un centre habité, par une petite communauté, qui réunissait les trois fonctions essentielles de maison conventionnelle, poste fortifié et domaine d'exploitation agraire. C'était généralement une grande ferme, pas forcément fortifiée, mais le plus souvent entourée d'un mur ou d'une haie. Le rôle de la ferme était celui d'une entreprise agricole. Elle récoltait son blé, son foin, produisait son vin, son bois, sa viande et son poisson. Elle vendait les exédents sur les marchés par l'intermédiaire des commanderies citadines. |
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| La commanderie urbaine était le plus souvent une place forte ou une cité templière qui servait d'entrepôt économique et bancaire pour la ville. Les Templiers étaient propriétaires de maisons, moulins et boutiques, dont leurs locations étaient pour eux un revenu substantiel et régulier. La commanderie percevait aussi des droits sur les foires. |
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| L'implantation de châteaux et forteresses s'effectua sur toutes les frontières, formant ainsi une barrière de défense. En Orient et partout où la défense de la chrétienté l'exigeait, les châteaux, fortins et redoutables citadelles étaient construits sur les promontoires rocheux qui dominaient et contrôlaient les routes alentours. |